• SuperEstelle

La vérité pour Adama, la justice pour toutes et tous & le racisme en France.

Mis à jour : 17 déc. 2020

PETITE LECON D'EMPATHIE.


#justice #justicepourtous #justicepourtoutes #JusticePourAdama #VéritéPourAdama

#liberté #égalité #fraternité #racisme #antiracisme #France #NouvelleFrance



Honnêtement, je ne connais pas tous les détails de l’affaire Adama Traoré. Je ne sais que ce que j’ai entendu dire et ce que j’ai accepté d’écouter. Et, à moins d’être directement impliqué-e, il en est de même pour toi.

Je te rappelle que je m’efforce de peu écouter les informations et que je réduis au maximum les messages et les images négatives et anxiogènes, parce que cela me pollue.

Ce que je voudrais dire, dans un premier temps, c’est que je comprends la demande principale de la famille Traoré : savoir ce qui est arrivé exactement à Adama.

C’est ce que je réclamerais aussi, si j’avais perdu un membre de ma famille, dans des circonstances non encore éclaircies.

Je n’ose imaginer dans quel état je serais, si je ne savais pas exactement ce qui est arrivé à ma fille. Et pour m’éviter cette souffrance supplémentaire, la vie a fait en sorte que je sois là, pour tout voir et tout savoir. Je ne comprends toujours pas pourquoi c’est arrivé, mais au moins, je sais ce qui s’est passé. Donc, oui, je comprends le combat d’Assa Traoré pour connaître la vérité, dès lors qu'il subsiste un doute.

Quoi que l’on puisse avoir à reprocher à sa famille, elle a le droit de savoir exactement ce qui est arrivé à son jeune frère.

C’est pourquoi, la justice de notre pays, dont nous payons le salaire avec nos impôts, doit faire son travail et apporter à toute famille dans la même situation, les réponses qu’elle réclame.

Adama Traoré n’était peut-être pas un saint, mais qui d’entre nous l’est ? Qui d’entre nous peut jurer ne jamais avoir triché ou ne jamais avoir rien volé ?

Pour ma part, quiconque "justifie" la mort d’Adama Traoré par la nature de son casier judiciaire révèle, en vérité, être partisan-e de la peine de mort.

Or, la peine de mort a été abolie en France en 1981, il y a près de 40 ans. Et quand bien même serait-elle encore en vigueur, ce ne serait pas le travail de la police d’exécuter les éventuel-les condamné-es. Normalement, le métier de bourreau a disparu en 1981 aussi.


Tu sais aussi bien que moi que, même au sein de la police, il y a des personnes qui mentent, qui volent, qui dealent, qui violent et qui tuent.

Si je paye des impôts, c’est pour qu’on mette hors d’état de nuire toute personne hors-la-loi, quel que soit le vêtement qu’elle porte ! Mais, comme toi, je n'ai pas le droit de demander sa mort.

Personne n'a ce droit, en particulier si elle ou il refuse de l'assumer pleinement, par la suite.



Ensuite – et je vais oser le dire pour celles et ceux qui n’osent pas le faire - je pense très sincèrement que si les Traoré avaient été des Dupont ou des Durand, ils auraient déjà eu les réponses qu’ils attendent depuis 4 ans. Mon petit doigt me dit aussi que s’ils avaient été des Martin ou des François, les Traoré auraient eu droit à un traitement totalement différent, au lieu de ce lynchage public et médiatique.

Qui ignore encore qu’en France, le simple fait d’être Noir-e est perçu comme un dérangement, une tare, voire un crime ? Mettons fin, une bonne fois pour toutes, à toute cette hypocrisie ! Tout-e Français-e sait ce qui se passe, ce qui se dit et ce qui se fait, dans son pays, en matière de racisme. Et chaque personne, vivant dans ce pays, sait pertinemment qui est raciste et qui ne l’est pas, dans son entourage.

Personnellement, je n’aime pas dire : "Les Français-es sont racistes". Cela revient à faire une généralisation injuste. (Voir la phrase précédente) Je préfère dire : "Il y a beaucoup de racistes en France" ou encore : " Il y a beaucoup de racisme en France". Mais si nous regardons les choses bien en face, même si ça pique les yeux, on est obligé-es de constater et d'admettre que la France - comprendre son fonctionnement - est un pays raciste.


En effet, le racisme fait partie intégrante de notre société.

Je le sais, tu le sais, nous le savons toutes et tous.

Il est présent à tous les niveaux de la société française et dans tous les corps de métiers.

Il y a, en vérité, autant de racisme dans la police que dans les industries cosmétiques et pharmaceutiques, dans le cinéma et la télévision, dans le monde du travail et les entreprises, dans les institutions religieuses et publiques, dans les écoles et les universités, dans les magasins et même les boutiques en ligne, dans la rue et dans les maisons, etc.

Il est partout ! Parce que c’est ainsi que nous avons construit ou laissé se construire, notre société.

Certain-es se sont battu-es pour qu’il en soit ainsi et d’autres ne se sont pas assez battu-es pour qu’il en soit autrement.

D'autres encore ont subi et subissent encore.

Heureusement, il y a parmi nous, des personnes suffisamment intelligentes pour avoir bien compris que nous étions toutes et tous, avant toute chose, des êtres humains et que nous pouvions parfaitement vivre ensemble, si nous le voulions bien.

C’est pourquoi, je comprends aussi que certain-es gardien-nes de la paix n’acceptent pas qu’on les qualifie de racistes. Parce que si elles ou ils ne le sont pas, cela revient à les insulter.

Qualifier toute la police de raciste revient à punir toute la classe pour le seul élève qui a fauté.

Te souviens-tu à quel point tu détestais cela, lorsque ça se produisait ?

Cela provoquait-il en toi aussi un puissant sentiment d’injustice, ainsi que de la colère ?

Eh bien, c’est ce même sentiment d’injustice et de colère que je ressens, moi aussi, quand quelqu'un, qui en plus ignore qui je suis, décide que je suis ceci ou cela ou me met dans le même sac que quelqu'un d'autre, sur la seule base de son appréciation.

Ça ne passe pas !

Donc, je comprends que certains éléments de la police se soient sentis offusqués par cette généralisation.

La généralisation est justement un des principes qui a facilité l’expansion du racisme et qui sert encore les intérêts des haineux-ses et des fauteur-ses de trouble.

Tous-tes les représentant-es des forces de l’ordre ne sont donc pas racistes, c’est évident.


Cependant, chacun-e d’entre elles et eux sait pertinemment qui l’est et qui ne l’est pas parmi elles et eux. Et lorsqu'elles et ils ferment les yeux ou laissent courir, elles et ils rompent déjà le serment qu’elles et ils ont prêté en acceptant de revêtir cet uniforme.

Et là encore, la justice de notre pays doit faire son travail.


Sentiment d’injustice et colère, c’est aussi ce que je ressens quand, du simple fait de la couleur de ma peau, on me prête toute sorte de défauts, de torts, de maladies ou Dieu seul sait quoi d’autre. (J’en parlerai dans une autre publication.)


Ce ne sont pas les études scientifiques qui manquent pour expliquer la couleur de la peau d’une personne. Il serait peut-être temps de s’informer et se cultiver dignement et correctement, parce qu’en ce qui me concerne, le racisme est avant tout une question de bêtise, d’ignorance et d’inculture.

En résumé, une personne raciste est surtout une personne bien ignare et, plus largement, une personne de bien mauvaise foi.


Je suis Noire, parce que je suis née Noire. C'est tout.

Aux dernières nouvelles, personne ne choisit sa couleur de peau, sa taille ou son sexe.

Si tu penses avoir eu la possibilité de choisir un de ces critères à ta naissance, appelle-moi. Je suis coach de vie et psychopraticienne, je peux t'aider.


Sinon, tu peux te simplifier la vie, en comprenant simplement ceci :


Tu n'es pas que ta couleur de peau, quelle qu'elle soit.

Tu n'es pas que ta texture de cheveux, quelle qu'elle soit.

Tu n'es pas que ton sexe, quel qu'il soit.

Tu n'es pas que ta religion, quelle qu'elle soit.

Tu n'es pas que ton ethnie, quelle qu'elle soit.

Tu es tout ça à la fois et bien plus encore.

Parce que, tout comme moi, tu es un être humain.


Toi et moi sommes né-es sur cette Terre, comme environ 7,7 milliards d’autres personnes et, tout comme moi, tu sais au fond de toi, qu’il y a assez de place pour que nous toutes et tous puissions vivre ensemble, en paix et en harmonie.


On n’est pas obligé-es de se croiser et il n’y a aucune raison de se gêner, non plus.

Je ne vois aucune raison de malmener ou d’écraser qui que ce soit pour se faire une place.

La seule chose que je demande, comme toi et comme n’importe qui d’autre, c’est le respect.

Le respect auquel a droit n’importe quel être humain.

Du fond du cœur, je te remercie de m'avoir lue jusqu'au bout.

Je te laisse partager et même commenter, toujours dans le respect.

Je te souhaite une agréable journée et prends bien soin de toi !





Si tu as envie d'aller plus loin dans cette réflexion ou que le droit t'intéresse, voici qui pourrait bien te plaire.

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"Je ne fais pas semblant d'être heureuse.

Je décide de l'être

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