Quand les préjugés raciaux défient la science...

Mis à jour : mars 31

DECONSTRUISONS ET RECONSTRUISONS EN MIEUX !


Nous sommes au début des années 90s et, si ma mémoire est bonne, je suis en 2e année de DEUG A (Sciences et Structures de la Matière) à l’Université Paris XII Val-de-Marne, désormais rebaptisée UPEC - Université Paris-Est Créteil.


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Avec un petit groupe d’étudiantes et d'étudiants, mon amie Eve (prénom modifié par respect pour la personne concernée) et moi attendons l’heure du prochain TD (Travaux Dirigés), dans un préfabriqué ; une sorte de bungalow-salle de classe, où la climatisation n’existait pas. On y mourait de froid, l’hiver, et on y crevait de chaud, l’été. Entre les deux, on y apprenait à résoudre des équations compliquées grâce à des calculs tout aussi compliqués.


Un de nos camarades, aspirant grand voyageur, a apporté le livre de photographies que son père vient de publier, après un grand tour d’Afrique.


Les images sont d’autant plus belles

que la fierté filiale du jeune homme les inonde.



Une des photos montre une femme togolaise en pleine préparation de son repas familiale. L’image classique et désormais clichée de la femme africaine qui pile.


Et Eve de s’écrier : « Ah mais… elles sont grosses, les Togolaises ! »



Arrêt sur image :


En voilà une idée stupide !


Voir UNE personne parmi tant d’autres dans UN livre parmi tant d’autres et DECIDER que toutes les autres du même genre sont identiques.


Pourquoi, alors que nous sommes justement en train d’étudier la multitude d’éléments physiques et chimiques qui composent notre monde, aller généraliser la morphologie d’une ethnie tout entière sur la base de celle d’une seule de ses représentantes ?

Depuis quand est-ce que l’exemple fait la règle ?


N’est-ce pas aussi ridicule que lorsque des Américaines et des Américains s'imaginent que toutes les Françaises et tous les Français portent constamment une marinière, un béret sur la tête et une baguette de pain sous le bras ?



Corrigeons l’image :


Au Togo, il y a des femmes et des hommes de toutes les morphologies et de tous les gabarits, comme partout ailleurs dans le monde.

Le fait est qu’en plus, la femme sur la photo, n’était pas grosse du tout. Elle portait simplement son bébé sur son dos et s’était enroulée avec lui, dans une large bande de tissu, afin de libérer ses deux bras dont elle avait besoin pour cuisiner. C’est tout !



Reprenons l’histoire :


J’explique tout cela à mon amie. Mais, vraisemblablement, elle ne comprend pas mon message complet, puisque quelques minutes plus tard, la conversation ayant dévié sur les cheveux des Noires, elle tente de convaincre sa petite audience que... les cheveux des Noirs sont plus lourds que les cheveux des Blancs.



Je rappelle que nous sommes à l’Université... en Sciences... et que l’apesanteur est au programme des filières scientifiques, depuis au moins le collège…


Bien évidemment, je la contredis.


Elle insiste : « Bah attends, c’est évident que les vôtres sont plus lourds que les nôtres ! » et elle ricane.


Moi, sans même la regarder :


« Si je comprends bien ton raisonnement, l’apesanteur aurait un pouvoir sur tout, sauf sur les cheveux !... Mais, si les cheveux des Noires sont plus lourds que les cheveux des Blancs, peux-tu m’expliquer pourquoi ils restent en l’air, alors que ceux des Blancs retombent systématiquement ?... Montre-moi ton Afro ! »

Et le silence de me répondre.

Fin de la projection.



Explication :


Le problème avec certaines personnes, c’est qu’elles associent systématiquement du négatif aux personnes Noires.


Seulement, cela n’a pas de sens ni de cohérence. Cela n’a pas lieu d’exister, parce qu’


Il y a du bon et du moins bon dans toutes les ethnies de la planète. Et cela doit devenir pour tout le monde.


Si cela est possible au sein d’une seule et même famille, alors pourquoi pas à échelle mondiale ? Un peu de respect pour la logique, quand même !

Même s’il est assez facile de comprendre d’où vient cette association d’idées (il suffit de regarder la définition du mot « noir » dans le dictionnaire et d’observer l’utilisation que l’on en fait), je pense qu’il est possible et désormais très important de déconstruire cet amalgame en ce qui concerne les individus.


Parce que nous voulons être et rester des personnes intelligentes et que nos enfants comptent sur nous pour leur créer un monde plus éclairé et plus apaisé. N'est-ce pas ?

Définitions du mot "noir" - dictionnaire Larousse

Expressions contenant le mot "noir" - dictionnaire Larousse

Synonymes et contraires du mot "noir" - dictionnaire Larousse

Si vraiment le mot « noir » pose un problème à certaines personnes, alors qu’elles prennent l’habitude de nous appeler différemment : Afro-descendantes, Afro-françaises, par exemple.

Je les remercie de bien vouloir éviter le mot "Black", sauf si elles s'expriment en anglais du début à la fin de la phrase.




Que pensez-vous de cette petite histoire ?

Aimeriez-vous faire un commentaire ou raconter votre propre anecdote ?

Je vous y invite.



En attendant, je vous souhaite une fort agréable à continuer de prendre soin de vous et de vos pensées.


Bien à vous,

Estelle


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